La maladie d’Alzheimer se détecte plus tôt

Mercredi 1 Janvier 2020

Jeudi 12 décembre, à l’occasion de la conférence SARCARE, consacrée au vieillissement cognitif, le professeur Gabriel Gold, médecin chef du service de gériatrie aux HUG, a exposé trois techniques médicales qui permettent un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.


La maladie d’Alzheimer se détecte plus tôt
« Aujourd’hui il est possible de diagnostiquer la maladie avant que les cellules nerveuses ne se détruisent, et ceci grâce à trois techniques médicales d’investigation », déclare le professeur Gabriel Gold. 47 millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie d’Alzheimer et subissent de lourdes conséquences sociales. « Il est impératif de faire progresser la recherche pour mieux prévenir cette situation », proclame le Dr Gold.
Le premier outil d’investigation est l’IRM, l’imagerie par résonance magnétique. « Elle permet aux médecins de visualiser les tissus du cerveau et surtout l’hippocampe, une partie du cerveau cruciale pour la mémoire. Chez les personnes atteintes d’Alzheimer, les images montrent des pertes tissulaires cérébrales et un hippocampe plus petit », explique le médecin. Le deuxième procédé médical est le marquage de l’amyloïde, une protéine présente en grande quantité chez le patient atteint de la maladie d’Alzheimer. « Le marquage est une substance qui se fixe sur l’amyloïde et la rend visible à l’image. Il est ainsi possible d’observer la quantité d’amyloïde présente chez un patient, n’ayant que de légers troubles cognitifs, pourtant susceptible de développer la maladie d’Alzheimer dans le futur», annonce le conférencier.
Enfin le troisième moyen d’observer l’évolution de la maladie est l’imagerie des lésions neurofibrilaires. Des destructions de neurones, décrites d’abord par le Dr. Aloïs Alzheimer en 1906, et rendues visibles sur imagerie grâce aux traceurs de la protéine TAU, responsable de cette anomalie.
Pas de médicament
Malgré tous ces efforts pour diagnostiquer la maladie le plus précocement possible, il n’y a pas à ce jour de médicament capable de la bloquer. « La principale raison est qu’un médicament pour le cerveau met longtemps à arriver sur le marché, jusqu’à 13 ans », déplore le docteur Gabriel Gold.
Et ce n’est pas tout : « Le frein réside dans la conception même du médicament. Il est difficile de produire une substance chimique qui non seulement, passe dans le sang, franchisse la barrière qui protège le cerveau, mais aussi qui aille traiter le bon endroit de l’organe».
Mieux prévenir la maladie 
Il existe des études sur la prévention des troubles cognitifs liée à l’âge. En Finlande, des chercheurs ont proposé une série de mesures préventives sous la forme d’un programme d’activités très strictes et parfois rudes, à plus de 2000 personnes âgées entre 60 et 77 ans. Au bout de 2 ans à peine, il a été démontré qu’une nutrition saine, une activité physique et cérébrale régulière, amélioraient de manière significative leurs aptitudes cognitives. « Une étude canadienne a également rapporté que les personnes bilingues développent plus tardivement des symptômes de difficulté cognitive », conclut le professeur. 

Nadia Bennader

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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