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Coronavirus : Sans coiffeur, il a fallu tif hair

Vendredi 24 Avril 2020

Trop long, trop épais, une mise en plis difficile, les cheveux sont devenus un vrai casse-tête pour les Romands confinés chez eux. Alors qu’une réouverture des salons de coiffure est annoncée pour le 27 avril prochain, chacun a dû faire preuve de créativité pour pallier aux épis et mèches rebelles.


« Je n’ai pas de tondeuse mais je lisse mes cheveux pour éviter qu’ils ne prennent trop de volume » confie un client contrarié. Comme partout en Suisse, son coiffeur a dû fermer son salon dès les mesures annoncées par le Conseil Fédéral, le 16 mars dernier, pour répondre à la crise du Covid-19. « C’est très mal tombé car j’avais prévu d’y aller juste avant que les mesures ne soient prises. Je prendrai rendez-vous chez le coiffeur dès qu’ils auront pu rouvrir », avoue ce client qui pourra exaucer son souhait dès le 27 avril prochain, jour de réouverture autorisée par le gouvernent suisse.
C’était une situation bien inédite que celle vécue par les Romands. Tout comme les autres pays qui ont pris des mesures pour ralentir la progression de l’épidémie de coronavirus, les salons de coiffure suisses n’ont pas fait exception à la règle. Les problèmes capillaires ne sont pas « de première nécessité » chacun a dû faire preuve d’inventivité.
Augmentation de la vente des articles de coiffure
Et certains n’hésitent pas à faire appel à leurs compétences et à leur créativité, avec à la clé une augmentation de leurs « dépenses capillaires ». Achat de teintures mais surtout de ciseaux et de tondeuses à cheveux, ont ainsi explosé. Les grandes surfaces ne pouvant plus vendre les articles capillaires et les magasins spécialisés étant fermés, internet a été l’alternative de choix. La chaîne Interdiscount, malgré la fermeture de toutes ses succursales du pays, a ainsi constaté une augmentation de la vente des outils de coiffure. Quant à Digitec, enseigne spécialisée de la vente en ligne, elle confirme « l’explosion » des ventes des articles capillaires. « Nous avons relevé une augmentation significative de la vente des ciseaux et tondeuses à cheveux. Cette augmentation correspond à trois fois plus de ventes que l’année précédente à la même période », conclut un représentant de l’enseigne.
Un agenda bien rempli
En attendant, la reprise se profile et se prépare : « Mon agenda est déjà bien rempli pour la semaine prochaine », confie David, le patron du salon de coiffure DG Artis à Châtel-Saint-Denis. Comme la plupart des coiffeurs, qui ont vu temporairement disparaître leur activité et leur revenu à cause du coronavirus, ce patron mise sur la fidélité de ses client-e-s qui attendent sagement la réouverture des petits commerces. « Il y a des client-e-s qui essaient de me faire déplacer à domicile mais je ne cède pas », avoue-t-il, admettant qu’il ne propose aucune solution alternative. Mais cela ne semble pourtant pas particulièrement l’inquiéter. « Je crois que les habitués me font confiance et préfèrent reporter leurs rendez-vous. Ils n’ont pas le choix, s’ils veulent un travail correctement effectué ». Et pour cause, la fermeture des salons de coiffure ne profite à aucune concurrence, ou presque.
 

Joachim Tapia-Almosnino

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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