Virna Conti, l'avocate du diable

Dimanche 4 Mars 2018

Étudiante en droit, plus jeune membre de la branche genevoise de l'UDC et première femme présidente des Jeunes du parti agrarien, Virna Conti croque la politique à pleines dents. Candidate au Grand Conseil en 2018, nombre de politiciens lui prédisent un avenir brillant. Portrait d'une étoile montante de la politique genevoise.


Virna Conti présidente des Jeunes UDC avec l'ancien président Alexandre Mounla au Sommet des jeunes conservateurs 2017 à Varsovie
Virna Conti présidente des Jeunes UDC avec l'ancien président Alexandre Mounla au Sommet des jeunes conservateurs 2017 à Varsovie
Derrière son sourire et ses longs cheveux blonds, on ne soupçonnerait pas que se cache une vraie mordue de politique. Du haut de ses 22 ans, la benjamine de la branche genevoise de l’UDC, Virna Conti peut se targuer d’être devenue la première femme présidente des Jeunes du parti agrarien à Genève. Une nomination qu’elle prend très au sérieux. « En me présentant à la présidence, j’ai eu la ferme intention d’affirmer la présence féminine en politique qui bien souvent, manque à l’appel, affirme-t-elle. Aucune femme n’a été présidente des Jeunes UDC/GE. En avoir une à la tête du parti dégage une nouvelle image d’un groupe majoritairement masculin ». « Très dynamique et engagée » selon les mots de son vice-président David Dournow, cette détermination et cette vocation pour les affaires publiques, l'étudiante l’a ressentie très tôt. « Je suis sensible depuis mon plus jeune âge à l’immigration et à la question européenne. A mes 20 ans, j’ai donc décidé de m’engager auprès des jeunes UDC ».
Cette expérience et la confiance que son camp lui a témoignée auront permis à Virna, née de père tessinois et de mère croate, de s’affirmer et de grandir. « Toutes ces opportunités de parler en public m’ont permis de me renforcer, de m’assumer, et de me construire un petit bagage politique que je compte renflouer avec ma future expérience », déclare la militante. Malgré son jeune âge, nombre de collègues politiciens au sein de son groupe lui prédisent un avenir radieux. « Si Virna continue sur cette voie, elle a un grand avenir, affirme David Dournow. Elle pourrait devenir, pourquoi pas, la future Céline Amaudruz ». Des compliments que Virna Conti prend avec des pincettes. « C’est très encourageant de voir que des gens me soutiennent, et qui par conséquent me font confiance. Bien que je sois très motivée, il est toujours difficile du haut de mes 22 ans de concilier mes études, vie privée et vie publique », affirme-t-elle.
L’avocate du diable
S’il n’est pas toujours évident de concilier vie professionnelle, études et vie privée, Virna trouve refuge dans le judo, sport qu’elle pratique depuis ses 4 ans. « Ce sport m’a notamment appris à gérer mon stress. Cette activité développe un comportement respectueux applicable au quotidien, détaille la jeune femme. En ce sens, le judo n’est pas seulement un sport mais une école de vie, une philosophie qui aide au développement et qui enseigne la discipline, l’écoute et le respect des règles et d’autrui. Après une journée d’université, cela fait toujours du bien d’aller se défouler ». Car, parallèlement à sa carrière, Virna Conti poursuit ses études de droit en 3e année à l’Université de Genève. 
Du droit, la présidente des Jeunes UDC a toujours voulu en faire. « Lorsque vous arrivez en dernière année du collège, vous devez faire un choix qui dirigera toute votre vie. Pour ma part, j’étais à peu près convaincue de la suite de mon cursus scolaire. M’intéressant déjà de très près aux affaires publiques, il allait pratiquement de soi que je poursuive des études de droit, explique Virna Conti. De plus, les connaissances acquises durant mon Bachelor permettent d’argumenter juridiquement certains de mes propos, ce qui légitime le sérieux de mon discours, car un lien très étroit, voire une continuité se fait entre la politique, l’activité principale, et le droit la concrétisation ».
La jeune femme qui termine son bachelor à l’Université de Genève cette année, a des projets plein la tête. « Je compte faire lors de mon master, un Erasmus à Vienne. Plus tard, j’aimerais être avocate et idéalement me spécialiser en droit pénal ». De cette vocation pour le droit, elle en tire un surnom qui risque bien de lui coller longtemps à la peau : « Ma mère m’a toujours appelée l’avocate du diable ».

Miguel Hernandez


L’Ecole de Journalisme de Genève



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