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Servette bat les arbitres et le FC Lucerne

Jeudi 16 Juillet 2020

Bien que réduits à dix dès la 45ème, les Grenats, auteurs d’une première période de feu, n’auront jamais été inquiétés ce mercredi 8 juillet dans leur match contre Lucerne. Une première victoire post-confinement amplement méritée et très importante en vue de la quatrième place qualificative pour l’Europa League.


Dès les premiers instants, Servette a imposé son jeu : une partition collective fluide et bien organisée qu’on lui connaissait avant la crise mais qui avait quelque peu disparue en cette reprise de championnat. Et cette entame de match pied au plancher n’a pas tardé à porter ses fruits puisqu’il n’a fallu que quatre petites minutes à Alex Schalk pour ouvrir le score après une bonne déviation de Kyei.
Domination totale
La suite ? Un récital des Grenats. C’est bien simple, Lucerne, qui restait sur deux victoires face à Sion et Thoune avant sa venue au Stade de Genève, ne se sera pas créé la moindre occasion. Au contraire de Servette, dont les possibilités de doubler la mise auront été légions tout au long de cette première mi-temps, Kyei, Stevanovic et Schalk se démultipliant sur le front de l’attaque. Ils allaient être récompensés à la 43e minute. Après une perte de balle Lucernoise, Alex Schalk, lancé en profondeur, ajustait un centre parfait que Stevanovic exploitait parfaitement en se jouant du défenseur Burki puis du gardien Müller. 2-0 !
Burki pète les plombs
Alors que l’on pensait rentrer aux vestiaires tranquillement, les six arbitres de cette rencontre ont décidé de se manifester eux aussi, et de la pire des manières. Le joueur lucernois Bürki, humilié par Stevanovic sur le 2-0 quelques secondes plus tôt, se venge en assénant un tacle assassin à son adversaire devant les bancs de touche. S’en suit une scène houleuse entre les bancs et joueurs des deux équipes. L’arbitre central M. Tschudi fait appel à l’assistance vidéo et prend la décision incompréhensible d’expulser Schalk pour une légère poussette alors que Burki, auteur d’une véritable agression, ne récolte qu’un jaune… surréaliste.
Cette décision arbitrale ubuesque n’aura toutefois pas empêché Servette de s’imposer, malgré l’infériorité numérique, au terme d’une deuxième mi-temps maitrisée.

Stéphane Rinaldi : « les arbitres n’acceptent pas la critique »

Mercredi soir au stade de Genève, Servette a remporté une victoire très importante en vue d’une qualification européenne en fin de saison (2-0). Une belle performance malheureusement éclipsée par l’arbitrage ubuesque de M. Lionel Tschudi et ses assistants VAR. Stéphane Rinaldi, commentateur du match pour la RTS livre ses impressions.

Qu’avez-vous pensé de cette agression de Marco Burki sur Miroslav Stevanovic juste avant la mi-temps et des décisions arbitrales prises ensuite ?
SR : Marco Burki veut clairement faire mal à Miroslav Stevanovic, lequel l’a dribblé quelques secondes plus tôt sur l’action du 2-0. Il ne joue absolument pas le ballon. Il tacle les deux pieds décollés pour découper l’ailier de Servette, c’est rouge direct sans discussion. Je veux bien qu’on expulse Schalk qui vient pousser Burki et qui n’a pas à s’emmêler mais il va falloir m’expliquer comment le défenseur lucernois peut-il encore être sur le terrain après ça… Et dire qu’on nous avait vendu cette VAR en nous affirmant que grâce à elle il n’y aurait plus d’erreurs… Au final le football n’en sort pas grandi.

Les images parlent d’elles-mêmes, une agression caractérisée est donc moins sanctionnée qu’une légère poussette… Comment les arbitres ont-ils pu prendre une telle décision alors qu’ils ont les ralentis à la vidéo, etc ? Qui est à blâmer ?
SR : Pour moi, la VAR ne rend pas service à l’arbitre central, en l’occurrence M. Tschudi. Il est perdu, car ce n’est plus lui qui prend les décisions. Il est là, paumé et il attend pour voir. Cela créer de la confusion et le déstabilise complétement alors qu’il était bien dans son match avant cette scène. Le plus incroyable dans tout cela, ce sont les quatre arbitres VAR dans le camion incapables de prendre la bonne décision même en revoyant les images sous différents angles.

Ce n’est pas la première fois que les clubs romands sont lésés par l’arbitrage par rapport aux Suisses-allemands. Sans aller jusqu’à parler de complot, qu’en pensez-vous ?
SR : Effectivement, c’est récurrent. Pas plus tard que samedi passé, Servette s’était déjà vu refuser un penalty, par Alain Bieri, arbitre suisse-allemand coutumier du fait. Pour tout vous dire, après le match le superviseur des arbitres, M. Derouve, est venu me voir au sujet de mon commentaire qui était selon lui : « pro Servette ». Je n’ai pas hésité à lui dire : « vous êtes des corporatistes, vous n’acceptez pas la critique ». Ceci étant dit, je n’irai pas jusqu’à parler de complot mais je pense que les arbitres devraient se remettre un peu en question…

 

Julien Trébert

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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