Partage inaugure ses nouveaux locaux

Jeudi 26 Novembre 2015

L’association Partage a ouvert, mercredi 28 octobre, les portes de ses nouveaux locaux aux visiteurs. Cette banque alimentaire récolte les denrées invendues chez les commerçants et les distribue aux associations caritatives. Toute la journée, les visites se sont enchainées avant de laisser place à un débat. Retour sur une journée pas comme les autres.


Il est 7h30, Genève s'éveille doucement dans la fraîcheur du mois d'octobre. Les collaborateurs de l'association Partage sont sur le pied de guerre depuis 7 heures. Mais aujourd'hui est un jour particulier : Partage inaugure ses nouveaux locaux. L'association est installée depuis jeudi 1er octobre 2015 rue Blavignac, à Carouge. "Nous sommes au plus près des entreprises alimentaires du canton, explique Vincent Gall, directeur des projets. C'est plus facile pour nous de récolter des denrées. Le circuit du froid est limité entre voisins".
Dès l’ouverture, les premières personnes arrivent pour partager un croissant et une boisson chaude dans le grand hall. La décoration est aux couleurs de Partage et du Colis du Cœur : le vert et le rouge. En effet, les deux cohabitent maintenant sous le même toit. Ce cadre chaleureux encourage les langues à se délier. Mais l’impatience se fait sentir : il est temps de commencer les visites. La découverte des nouveaux locaux se fait aux côtés de Marc Nobs, directeur de Partage ou de Vincent Gall. Les deux hommes passionnés pourraient parler des heures durant de leur association.
Une visite appréciée…
Au fil des couloirs, de grands panneaux rappellent au public la dure réalité du gaspillage : « En Suisse, 34 % des légumes cultivées ne sont jamais consommées » ou encore « 66% des pommes de terre sont gaspillées ». "Nous avons reçu 40 réponses positives à l'invitation des visites, s'étonne Vincent Gall. Au final, j'ai arrêté de compter dans la matinée à partir de 120 personnes. Le but est de faire connaître notre travail. Les gens parleront de nous en bien et nous soutiendront avec des dons".
Les efforts des collaborateurs ont payé : les visiteurs sont nombreux et repartent subjugués. "Je suis donatrice de Partage, se présente Yvonne. Je trouve fabuleux la synergie avec Le Colis du Cœur. C'est un univers que l'on ne connaît pas assez". C'est la curiosité qui a fait venir François : "Je m'intéresse à cette manière d'aider les gens. Je ne pensais pas que leur organisation était aussi professionnelle. L'envergure de l'infrastructure est impressionnante". De l'accueil de Colis du Cœur, aux réserves de denrées, rien n'est oublié. Même la cuisine et la chambre froide, habituellement interdites aux visiteurs, leur ouvrent leur porte. Les visites des locaux s’enchainent jusqu'à 17h.
... Et une réflexion entamée
Du côté des organisateurs, le stress est à son comble : "Il faut s'occuper des escaliers extérieurs, ils glissent", "vous avez vu telle personne ?", "il faut remettre de l'eau sur la table". Cela fait six semaines qu'ils préparent l'inauguration. Pourtant, la journée est loin d'être terminée. L’inauguration est aussi l'occasion de prendre conscience du gaspillage alimentaire en Suisse. "Nous étions étonnées de voir autant de nourriture non consommée", témoignent Léna, Célia et Noémie. "Cela donne à réfléchir", continue André. En réalité, le plus gros gaspilleur reste le particulier. "Nous n'avons pas comme objectif de réduire ce gâchis, s’exclame Vincent Gall. Nous ne sommes pas des éboueurs bon marché".
Le temps d’un débat en fin d’après midi, représentants de Genève, d’associations et d’entreprises, ainsi qu’un biologiste échangent leurs solutions en termes  de lutte contre le gaspillage. Plus de cent spectateurs sont présents. Le débat, animé par Pierre Ruetschi, rédacteur en chef de la Tribune de Genève, clos l’évènement. Il est maintenant temps de se réunir autour de soupes confectionnées par Philippe Chevrier, chef étoilé du restaurant Châteauvieux. Accompagnées de fromages et de charcuterie, il n’en restera pas une miette.
 

Un déménagement pour deux

Partage a emménagé avec l'association Le Colis du Cœur. "C'était une relation de circonstance, résume Serge Bednarczyk, le président des deux associations. Les deux organisations rencontraient des problèmes de locaux. C'était l'occasion rêvée de les réunir géographiquement". Aujourd'hui, Partage n'a qu'un étage à descendre pour livrer les bénévoles du Colis du Cœur. Leur président est ravi d'avoir pu limiter les frais de transport et apporter de la souplesse dans leur fonctionnement. "En terme humain, aucun problème n'a été signalé. Ce qui nous rassemble, c'est notre mission".
Des locaux recherchés
Cela n'a pas été une partie de plaisir de trouver l'infrastructure. Il fallait qu'elle réponde à trois critères : une grande surface, l'accessibilité pour les camions et une situation géographique pas trop excentrée. Dès que Marc Nobs, directeur de Partage, apprend que l'Union maraîchère de Genève déménage, il saute sur l'occasion : "Nous avons mis toutes les chances de notre côté". "L'ancien bâtiment était vieux et provisoire car destiné à être détruit, se rappelle Vincent Gall. Il fallait trouver une solution". Toutes les peintures sont refaites en trois mois. Les chambres froides, la cuisine et toutes les pièces spécifiques sont installées dans le même temps.

 

Lisa Callens

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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