«N’achetez pas de produits qui viennent d’Amazonie!»

Mercredi 20 Novembre 2019

A l’occasion de la Semaine de mobilisation des peuples contre l’impunité des multinationales, divers intervenants de part et d’autre du globe ont pris la parole lors d’une conférence à Uni Mail. Leur message principal : la solidarité est la clé!


« N’achetez pas de produits qui viennent de notre région ! Protégez l’Amazonie avec nous ! » La région en question qu’évoque Vandria García Correa, membre du Peuple amazonien Borari, est le Nord-Est du Brésil. Par le biais de photos et vidéos prises et filmées à Alter-do-Chao, là où elle vit, la Brésilienne tente de faire prendre conscience que ce que nous, Occidentaux, pouvons lire et voir à travers les médias, elle, c’est son quotidien. Son timbre de voix et l’énergie qu’elle déploie laissent peu de doute quant aux sentiments de colère mais aussi de grande tristesse qu’elle ressent. Quel est ce quotidien ? Celui de la violation des droits humains et de la destruction de l’environnement par des multinationales avides de profits.
Multiples violations
Plus concrètement, cette violation se traduit de multiples manières : de nombreux arbres sont abattus puis les forêts brulées ; la forêt et son incroyable biodiversité laissent place à des monocultures de soja ; les pesticides employés polluent eau, terre et air ; des activités minières illégales polluent leur rivière au mercure (le rio Tapajos - zone sensée être protégée) ; les personnes sont déplacées de leurs terres ancestrales et celles qui défendent leurs territoires sont arrêtées ou assassinées. Voilà quelques exemples que Vandria Garcia Correa énumère, sans l'ombre d'une hésitation. Non sans ajouter que certaines des sociétés impliquées dans ces scandales ont leur siège à Genève.
« Nous avons vécu des millénaires sans argent ! »
Au-delà de l’impact environnemental et social, l’intervenant suivant, l’Equatorien William Lucitante, a quant à lui, à cœur d’expliquer l’impact culturel qu’ont ces multinationales sur son peuple. Par impact culturel, il entend principalement la disparition progressive de leurs connaissances ancestrales : « Les gouvernements essayent de nous faire croire que nous ne savons rien, mais nous avons vécu des millénaires sans argent et sans avoir besoin d’hôpitaux ! »
L’Equatorien explique que ses ancêtres connaissaient extrêmement bien la nature et le monde spirituel, avec lesquels ils vivaient en connexion et en harmonie. Ils étaient de fait notamment capables d’extraire les énergies négatives et donc nocives des gens, et ainsi les soigner. Il conclut : « Je cherche à générer une conscience pour s’entraider, pour être solidaires. Nous sommes actuellement dépendants d’un système qui nous a rendu dépendants… »

Fanny Ferguson

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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