Genève : baisse du taux d’accidents en 2018

Vendredi 5 Avril 2019

Présenté vendredi dernier par la Police routière, le bilan 2018 de l’accidentologie genevoise a révélé une diminution du nombre d’accidents de la route, de l’ordre de 9%. Parmi les 2984 accidents décomptés, seuls 5 ont été mortels.


Présenté à la presse vendredi par la police routière, le bilan 2018 de l’accidentologie genevoise se révèle être réellement encourageant. « Il s’agit tout simplement du meilleur bilan de ces 5 dernières années » annonce avec satisfaction le major Patrick Pulh, chef de la Police routière, tout en affirmant que « les cinq accidents mortels relevés en 2018 sont tout de même cinq de trop ».
Pour mesurer l’amélioration, il faut remonter aux 40 morts de 1990, aux 18 de 2000 ainsi qu’aux onze de l’année dernière. A noter que comme lors de l’exercice précédent, aucune des victimes létales n’était protégée par une carrosserie. (2 motocyclistes et 3 piétons décédés en 2018)
Baisse des « infractions radars »
La Police routière s’est également réjouie de la baisse du nombre d’infractions liées aux contrôles radars en 2018. Au total, 3026 véhicules ont été flashés en excès de vitesse à l’aide de dispositifs fixes ou mobiles, soit 4.7% de moins qu’en 2017. Selon le major Patrick Pulh, le radar a joué un rôle important dans ce recul du taux d’accidents, car « il conscientise les usagers de la route ».
Cela n’a tout de même pas empêché quelques excès de vitesse ahurissants. En effet, un automobiliste a été flashé à 176 km/h le 3 mars 2018 sur le quai Gustave-Ador alors que le tronçon est limité à… 50. En ce qui concerne les motos, le pire dépassement a été constaté le 5 octobre sur la route de Thonon : 145km/h au lieu des 60 autorisés.
Comment expliquer cette baisse exceptionnelle ?
Les forces de l’ordre ont également leur part de responsabilité dans cette embellien, selon Mauro Poggia, nouveau ministre de la sécurité : « Dans la réorganisation de la police dont on dit beaucoup de mal, il y a des bonnes choses comme le fait de pouvoir se concentrer sur des tâches telles que la prévention ». Malheureusement, aussi louable et judicieuse soit-elle, la prévention ne fait pas tout.
En effet, la réduction du nombres de tués dépend aussi et fatalement du facteur chance. En témoignent les 3 accidents fatals déjà décomptés en 2019 coûtants la vie à un motard et trois automobilistes.
Il n’empêche, le nombre d’accidents total a diminué l’an passé, tout sauf un hasard selon le chef de la police : « Les actions de sensibilisations de la population ainsi que les méthodes dissuasives (radars) commencent à porter leurs fruits et nous continuerons d’unir nos efforts pour poursuivre sur cette voie. »
 

Julien Trébert

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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