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Faire ses courses au temps du coronavirus

Vendredi 3 Avril 2020

Le supermarché, un lieu où chacun a ses habitudes. On s’y arrête, on s’y balade, on y fait des rencontres. Contrainte ou non, c’est la sortie de la semaine à laquelle quasiment personne n’échappe. Mais depuis peu, cette habitude s’est transformée en véritable expérience sociale.


Certains le voient comme la balade du week-end ou la sortie obligée. D’autres s’y rendent en coup de vent après s’être rendu compte qu’ils avaient oublié l’ingrédient indispensable à leur recette. Pour certains enfin, le supermarché est le meilleur moyen de garder un contact social. Ces habitudes ont récemment étés mises à rude épreuve. Depuis qu’un virus aujourd’hui bien connu est arrivé en Suisse, aller faire ses courses est devenu une véritable épreuve pour certains.
Un changement d’habitudes
Il suffit de se rendre devant la Coop pour en faire l’expérience. Dorénavant, on ne fait plus seulement la queue aux caisses. Aujourd’hui la queue commence dès l’extérieur du magasin. Mesures corona obligent, le nombre de clients à l’intérieur est limité. Alors il faut attendre. Une fois son tour arrivé, passage obligé devant un employé du magasin afin d’obtenir un peu de désinfectant pour les mains. Et alors seulement, on peut attraper son chariot ou son panier pour commencer ses courses.
Des rayons vides
Une fois à l’intérieur, l’expérience continue. Fini l’époque où l’on flânait dans les rayons, à hésiter entre deux sortes de pommes de terre ou à saluer chaleureusement cette amie perdue de vue depuis longtemps. Aujourd’hui, il faut faire vite. Les rayons sont clairsemés. Difficile de trouver un paquet de pâtes ou un peu de sauce tomate. Les gens s’esquivent, s’arrêtent pour laisser passer et ainsi respecter la distance nécessaire. Fini donc le temps où l’on se bousculait et où l’on ne prêtait aucune attention à la personne qui venait de tousser avant d’attraper le paquet de farine devant lui.
L’ambiance est étrange. À l’heure où la sortie au supermarché est peut-être devenue la seule source de « contact » social, la sortie laisse au final un goût amer. Personne ne sait aujourd’hui combien de temps ces mesures dureront mais une chose est sûre: vivement le jour où les courses redeviendront une corvée.

Valentine Corthay

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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