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Daniel Warner : « j’ai beaucoup de chance de vivre en Suisse »

Vendredi 9 Octobre 2020

Homme de convictions, le politologue américain de 74 ans au riche parcours ne fait pas de tabous. Alors que les prochaines élections américaines constituent ses principales sollicitations médiatiques actuellement, il revient sur ses nombreux accomplissements, sa passion pour le sport et évoque son attachement à la Suisse.


Qui est vraiment Daniel Warner ? L’homme du Bronx, régulièrement sollicité par les médias romands pour débattre de l’actualité américaine évoque son parcours de vie, de son enfance à la Suisse en passant par sa passion pour le sport et ses nombreux accomplissements personnels. Fils de parents démocrates, le jeune Daniel a grandi dans les quartiers du Bronx et a toujours été passionné de politique depuis ses jeunes années.
« Venant du Bronx, j’ai assisté à des scènes horribles, les nombreuses inégalités dont j’ai été témoin m’ont marqué. J’ai d’abord travaillé comme enseignant un an à South Banks avant de m’engager pendant 3 ans à Harlem qui était une école réservée aux noirs mais je ne me voyais pas rester dans ces conditions, d’autant que le gouvernement américain laissait faire. »
Arrivée en Suisse
Daniel Warner met pour la première fois les pieds en Suisse, à Villard-sur-Ollon en 1972 en compagnie de sa femme franco-américaine. « Je suis arrivé par hasard en Suisse. Au départ, je ne pensais pas y rester, car la Suisse me semblait trop verte et trop propre par rapport à l’environnement New-Yorkais dans lequel j’ai grandi ».
Enseignant au collège alpin Beau-Soleil à Villard à son arrivée, l’américano Suisse se considère aujourd’hui plus Suisse qu’Américain malgré certaines divergences avec certaines idées politiques du pays : « J’ai beaucoup de chance de vivre en Suisse. Je trouve que les conditions de vie sont idéales. Mes deux enfants sont nés ici et passé le stade de l’intégration,  j’ai trouvé normal de demander la nationalité. Il y a une bienveillance entre les individus qu’on ne retrouve nulle-part ailleurs. Par exemple, une fois j’ai oublié mon sac dans le bus avec tous mes papiers, mes documents etc. J’ai immédiatement appelé le service des objets trouvés de la ville et j’ai tout récupéré. Aux USA, tu oublies ! Par contre je ne comprends pas la neutralité et le consensus en Suisse. Ces deux choses ne sont pas dans ma mentalité. »
Passionné de sport
« Je suis toujours les Knicks au basket, les Yankees au baseball et les Giants au football américain et j’ai aidé certains joueurs de basket américains à s’intégrer en Suisse » affirme celui qui a également assisté à certains matchs des Lions de Genève mais dont le sport préféré reste tout de même le tennis.
« A mon arrivée en Suisse, j’étais heureux de pouvoir reprendre le tennis. J’ai beaucoup joué à Lausanne, au club de Montchoisi et j’ai obtenu des bons résultats dans les interclubs avant d’occuper un poste de responsable junior à la Fédération Suisse de tennis en Valais ». Cette passion pour le tennis n’est pas étonnante et reflète bien la personnalité affirmée de Daniel Warner : « Je n’aime pas les matchs nuls. J’adore le sport et en particulier le tennis, car au final seul le score compte. On gagne où on perd ! » affirme l’Américano-Suisse qui aura, un temps, intégré les 50 meilleurs joueurs suisses.
« J’ai toujours voulu faire de la politique »
L’ancien directeur du Centre pour la gouvernance internationale (CIG) à l'Institut de hautes études internationales et du développement à Genève (HEID), possède un parcours professionnel très étoffé. « J’ai toujours voulu faire de la politique et m’impliquer dans la vie sociale. J’ai donné plusieurs conférences à Oxford, Cambridge, Yale, à l'Université d'État de Moscou, à l'Université hébraïque et effectué une thèse de Bachelor en philosophie et religions ainsi qu’un doctorat sur l’éthique des responsabilités en relations internationales ».
Docteur en sciences politiques, M. Warner a aussi et notamment été conseiller auprès de l'OIT, du HCR et de l'OTAN, ainsi que consultant auprès des ministères suisses des affaires étrangères et de la défense. « Actuellement, je tente de faire tout mon possible pour empêcher la rééléction de Donald Trump, mais ça me semble difficile. »

Julien Trébert

L’Ecole de Iournalisme et de Communication de Genève




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